La Traviata

un opéra de Giuseppe Verdi

Violetta sait qu’elle est malade et connaît le destin qui l’attend. Plutôt que de l’affronter, elle choisit de l’oublier dans une fuite en avant nourrie de fêtes, de beuveries et de plaisirs. Jusqu’à sa rencontre avec Alfredo Germont, dont l’amour sincère entrouvre une porte qu’elle pensait à jamais condamnée. À la quête effrénée de sensations succède alors une quête de sens. Au 2ème acte, une seconde rencontre avec le père d’Alfredo va mettre à nu, selon moi, une blessure refoulée par la jeune femme : l’absence du père. L’opéra de Verdi se présente donc comme un parcours initiatique pendant lequel l’héroïne fait deux découvertes majeures : celle de l’amour passion et celle de l’amour filial. Elle subit deux épreuves qui vont l’amener au seuil de la mort. Dans la dernière scène, Alfredo revient auprès d’elle. A son tour, arrive le père d’Alfredo , qui témoigne enfin son affection à Violetta. Mais cette possibilité retrouvée du bonheur se heurte immédiatement à la réalité : la jeune femme qui avait longtemps vécu comme si la mort n’avait aucune importance, a découvert une raison de vivre au moment même où le temps lui manque. Dans un ultime éblouissement, elle croit pourtant la vie à nouveau possible, avant que la maladie qui la rongeait n’y mette un terme.

Mise en scène :  Adrien Jourdain
Chef de chœur:  Antoine Terny
Scénographie:  Franck Aracil
Costumes:  Isabelle Huchet
Lumières:  Elise Lebargy

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