La Belle Hélène, et les garçons...

La Belle Hélène, en 2017-2018


Mon histoire avec La Belle Hélène commence à la lecture du livret, avant-même d'écouter la musique. D’emblée, je vois l'opportunité de faire, à travers cette œuvre, une satire d'un univers qui m'amuse beaucoup : celui de la télé. Tout y est : les jeux (final du premier acte), l'évènement sportif (le jeu de l'oie) et la télé-réalité où les candidats s'ennuient au bord d'une piscine (acte 3). L’écoute de la musique m'a confirmé que l'on pouvait faire de ce spectacle une satire drôle, pleine d'énergie et de folie.

Afin d'intégrer au mieux l'univers de la télévision et plus spécialement celui de la télé-réalité au livret, j'en ai réécrit une partie. Mon idée était de croiser La Belle Hélène et le Truman Show. Hélène est donc une jeune femme ayant grandi à son insu à l'intérieur d'une télé-réalité. Elle est entourée de comédiens et de caméras sans le savoir. La télé-réalité est dirigée par la brillante Vénus, interprétée par notre chef d'orchestre, Alexandra Cravero.

Pour valoriser ce principe de mise en scène, j'aurai recours à la vidéo. Dans un grand écran en hauteur sera diffusé ponctuellement le show tel qu'il est monté pour les téléspectateurs. Ainsi nous pourrons faire intervenir des personnages "au confessional", un classique de télé-réalité. Mais également des vidéos telles que le générique expliquant le principe de l'émission, ou encore des résumés de l'épisode précédent.