La scénographie

Pour répondre à la demande du metteur en scène, la scénographie s’articule sur le thème de l’arlequinade. Le Barbier de Séville est écrit selon un canevas très proche de celui de L’école des femmes. Le dispositif offrira au départ un espace ouvert qui se refermera gradullement et à vue. Rehaussé de couleurs, comme saturée de soleil sévillan, ryhtmé par une série de portes, il offira à la mise en scène tous les instruments de la comédie.

Mais l’ensemble du décor gardera une relative monochromie pour laisser la part belle aux costumes graphiques inspirés par les justapositions de couleurs du costume d’Arlequin. Leur inventivité, empreinte d’une naïveté toute relative, donnera à l’ensemble un aspect léger, rafraîchissant et très joyeux. Le décor et les costumes, fort peu soucieux de réalisme, obéiront strictement à l’impérieuse fantaisie dictée par Rossini.

Avec Isabelle Pasquier, nous avons décidé que le délire et la couleur présideraient à la composition des costumes et que les formes pourraient être mariées, en dépit de toute historicité. Les coiffures, les chapeaux, complèteront chaque silhouette en ajoutant à leur folie pour souligner la fable satirique, pleine de verve et d’ironie, enlevée par un tourbillon de gaité.